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Déplacements : réduire durablement l’usage de la voiture.


Alors que les 2/3 des déplacements dans la métropole font moins de 5 km, L’usage de l’automobile est pour l’instant la pratique dominante pour beaucoup d’habitants de l’agglomération. Il s’agit d’une nécessité pour seulement une partie d’entre eux (grande distance entre le lieu d’habitation et de travail, difficultés physiques).
Les raisons de cette prééminence de la voiture sont connues : importance culturelle de la voiture, grande distance entre le lieu d’habitation et de travail, transports en commun peu développés à l’échelle de la métropole, dangerosité, limites de transports en commun (coût pour la collectivité et saturation), sentiment d’insécurité pour les trajets à vélo, mode piéton relativement délaissé.

Nous proposons de repenser les déplacements à l’échelle de la métropole :
Revoir l’organisation des transports en commun à l’échelle de la métropole, pour relier toutes les communes. Créer des liaisons circulaires autour de l’aire urbaine, comme par exemple au niveau du périphérique, pour permettre de contourner le centre de Nantes.
Axer les politiques de transports sur le libre accès de tous aux transports en commun, en fixant un seuil de gratuité pour les personnes disposant d’un revenu inférieur au revenu médian en France (1600 euros/mois) ou en proposant le prix libre.
Faire du vélo un des principaux modes de transport. Pour cela, mettre en place un « système vélo » complet, basé sur les infrastructures, les outils -réglementaire ou communicationnels- de partage de la voirie, la sensibilisation, la formation des jeunes et des adultes, les incitations financières, le déploiement de services etc.. Repenser la hiérarchisation des voies pour permettre aux vélos des déplacements rapides et en toute sécurité.
Mettre en place un grand plan de covoiturage pour augmenter le nombre de personnes par voiture sur les routes, et une politique piétonne complète et structurées.

Une écologie populaire à l’échelle de la métropole

Nous connaissons tous les prédictions inquiétantes liées au réchauffement climatique, à la déplétion des ressources (notamment pétrolières), et à l’effondrement de la biodiversité. La réponse aux défis écologiques de notre temps ne peut être que collective et populaire. Pour cela, nous proposons aux habitantes et habitants de reprendre la main sur ce qui est vital pour eux afin de créer du commun. Nous proposons notamment :
La création d’une régie agricole, qui rachète des terres, aide de jeunes agriculteurs pour leur installation et leur ouvre des débouchés à travers la commande publique vers la restauration collective. Fixer une interdiction formelle d’artificialisation de terres qui seraient cultivables (incluant les friches).
La préservation des espaces naturels et de la biodiversité : reconstitution des corridors écologiques de la métropole, notamment lorsque ce sera nécessaire, par la désartificialisation des sols dans les zones actuellement urbanisées.
La construction un fournisseur commun d’énergie locale et renouvelable, pour tendre vers l’autosuffisance énergétique.
La création d’une régie publique pour la gestion des déchets sur tout le territoire , aller vers un territoire “zéro déchets” et installer 10 fois plus de composteurs collectifs dans chaque commune.
La création une université populaire de la transition avec des antennes dans toutes les communes de la métropole.